Offices d'armement

La promotion du matériel de guerre français à l'étranger passe aussi par des offices de vente, souvent publics ou avec une participation de l'État : ils rassemblent les industriels et sont des intermédiaires indispensables à la négociation des contrats jusqu'à la fin du XXe siècle. L'un des plus connus est la Société française d’exportation de systèmes d’armes (Sofresa), créée en 1974 par le gouvernement Messmer et dédiée au Moyen-Orient, en particulier à l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'offices datent cependant d'avant-guerr. Ces sociétés sont régulièrement soupçonnées de corruption, notamment au moyen de commissions et rétrocommissions (cf. infra). La Société française d'exportation de matériels, systèmes et services relevant du ministère de l'Intérieur (Sofremi) est ainsi accusée en 2000 de pratiquer le trafic d'armes ; Libération juge alors le système des offices d'armement à « la limite de la légalité ».
La plupart de ces offices voient l'État s'en désengager dans les années 1990 et rencontrent des difficultés financières. À la Sofresa succède cependant en 2008 l'Office français d'exportation d'armement (ODAS) qui représente en Arabie saoudite les intérêts de l'État et des industriels français ; une décennie plus tard, il perd en influence, en partie en raison de la « marginalisation progressive » de la France auprès des Saoudien.
Des organismes de statut privé (COFRAS, NAVCO, AIRCO, etc., qui donneront notamment naissance à Défense conseil international) sont quant à eux chargés de la maintenance du matériel sur place, une fois celui-ci export.


© 2019